( 3 mars, 2014 )

Taby Ley Rochereau

Né à Banningville (aujourd’hui Bandundu), Pascal Emmanuel Sinamoyi Tabu commence par chanter à l’église et dans les chorales des établissements scolaires qu’il fréquente avant de rejoindre, en 1959, l’Éducation nationale du Congo.

Il entame alors une carrière de fonctionnaire, d’abord comme secrétaire administratif au Fonds du Bien-être indigène puis en tant que responsable administratif et financier à l’Athénée de Kalina (l’actuel Institut de la Gombe).

Marié à Georgette Mowana (alias « Tété »), il a cinq enfants : Blackson Matthieu, Mireille-Esther, Colette, Gisèle et Isabelle.

Il vécut un amour idyllique avec la Miss Zaïre 1969 Jeanne Mokomo avec qui il a également six autres enfants : Carine, Laty, Bob, Abel, Pegguy et Flore.

Dans un article du Parisien, le rappeur Youssoupha affirme que « la star de la rumba congolaise » Tabu Ley Rochereau est son père et qu’il aurait 68 enfants. Youssoupha le prend en plaisantant : « Ça fait partie du folklore de la grande star africaine qui a beaucoup d’amour et qui en donne beaucoup ». Ainsi le père et son fils se retrouvent dans l’album Noir D**** de Youssoupha pour le titre « Les Disques de mon père ». Ils chantent en duo le 7 mai 2012 à l’Olympia.

Il commence à composer dans les années 1950. En 1956, il participe à une séance d’enregistrement avec le musicien Grand Kalle (Joseph Kabasele). C’est le début de sa carrière: Tabu propose ses chansons à l’African Jazz, qui l’engage. Il prend alors son nom de scène de Rochereau, en hommage au gouverneur de Belfort, Pierre Philippe Denfert-Rochereau. D’après d’autres sources, le surnom de Rochereau lui a été donné par ses camarades de classe, il était la réponse à une question d’histoire auquel il était le seul à connaître la reponse.

Ses premiers titres, comme Kelya, Adios Tété et Bonbon sucré le font connaître du public. Il est alors proche du Mouvement national congolais de Patrice Lumumba.

Il quitte l’African Jazz et rejoint l’orchestre Jazz Africain en novembre 1960, puis crée la formation African Fiesta Flash en 1965. Il y composera, entre 1964 et 1968, près de 200 chansons. L’orchestre se rend à Brazzaville puis à Montréal à l’occasion de l’exposition universelle de 1967.

Succès international

En 1969, Rochereau recrute des danseurs et un groupe de danseuses appelées «les Rocherettes», qu’il emmène à Paris l’année suivante pour ses concerts à l’Olympia. La tournée est écourtée suite à la découverte d’une affaire financière qui met en cause la gestion du groupe.

Comme l’avait fait Kallé son mentor, Rochereau a apporté avec son orchestre l’African fiesta National pas mal d’innovations dans la rumba congolaise. En adoptant tout d’abord la batterie, à l’image de ce que l’on trouvait dans les groupes de pop ou de rhythm ‘n’ blues.

C’est Seskain Molenga, un des fondateurs de l’orchestre Bakuba, qui fut le premier batteur à inaugurer le genre dans le groupe de Rochereau qui se produisit à l’Olympia.

Cette mode entraîna la création de plusieurs orchestres comme les Bella Bella des frères Soki.

Parmi les orchestres qui embrassèrent cette mode, un orchestre allait faire vraiment peur au groupe de Rochereau, pendant que ce dernier était en tournée en Afrique de l’ouest. L’orchestre les grands Maquisards emmené par Dalienst (judicieux mélange des lettres de Ntesa Daniel) dont la majorité des musiciens ont fait ou feront partie du groupe de Rochereau.

Se voyant menacé, Rochereau allait riposter de manière assez stupéfiante en lançant depuis Dakar, avec 3 disques 45 tours, la fameuse danse Soum Djoum. Ces 45 tours contenaient les titres qui allaient devenir cultes comme ‘Seli Ja’, ‘Silikani’, ‘Mundi’ et ‘Samba’.

Le Soum Djoum, comme tous les rythmes lancés par Rochereau, sera à l’origine de la naissance des orchestres comme Continental qui lui donnera ses lettres de noblesse.

Tandis que les apports de Kallé dans la musique congolaise étaient très influencés par les rythmes afro cubains (African Jazz puis African Team), Rochereau était lui très inspiré par la pop musique et le rhythm and blues des années 1960-1970. Tant et si bien qu’il n’hésitait pas à se produire sur scène avec des pantalons ‘patte d’éléphant’ et coiffure Afro (pochette d’un de ses 33 tours).

Son amour pour la pop s’est manifesté par la chanson ‘Lal’a bi’ qui n’est autre qu’une interprétation, dans une langue du Congo de la célèbre chanson des BeatlesLet it be‘.

Tabu Ley Rochereau, bien qu’étant un très bon et grand chanteur solo, a réussi avec ses chansons quelques duos assez mémorables avec d’autres chanteurs qui l’accompagnaient. On peut citer des chansons comme ‘Permission’ et ‘Rendez-vous chez là bas’ avec Mujos, ‘Souza’ et ‘Maguy’ avec Sam Mangwana, ‘Ki makango mpe libala’ et ‘Gipsy’ avec NDombe Pepe.

Suite aux mesures de zaïrianisation lancées en octobre 1971 par le président Mobutu Sese Seko, Pascal Tabu devient « Tabu Ley ». Mais le musicien préfère prendre de la distance avec le régime et s’exile aux États-Unis puis en Belgique, d’où il prend parti contre la dictature de Mobutu2. Il revient au Congo après la chute du régime. À la tête du mouvement La Force du peuple, il participe alors à la vie politique du pays tout en poursuivant ses activités artistiques. Il est nommé député à l’Assemblée consultative et législative de transition. Il se rapproche alors du Rassemblement congolais pour la démocratie. En 2005, il devient vice-gouverneur de la ville de Kinshasa.

En 46 ans de carrière, Tabu Ley a composé plus de 3 000 chansons et vendu plusieurs milliers de disques. Quatre de ses fils, Pegguy Tabu, Abel Tabu, Philémon et Youssoupha, ont percé dans le milieu de la musique en tant que chanteur, compositeur. Le chanteur prévoit un autre album avec son fils Aymeric Niamenay-Madembo.

Style

La particularité des chansons de Tabu Rochereau résidait dans le fait qu’elles étaient accompagnées par des arrangements musicaux très léchés. C’est ainsi que souvent, dès leur sortie, on s’empressait de les écouter langoureusement pour apprécier autant la musique que le message qu’elles transmettaient, avant de les adopter et danser sous leur rythme. Cette particularité, on la retrouvera également dans les chansons de Lutumba de l’OK Jazz.

Pascal Tabu Ley, dit «Seigneur Tabuley Rochereau», est décédé samedi 30 novembre à Bruxelles, en Belgique. Le célèbre chanteur congolais était dans le coma depuis plusieurs jours. Selon son fils Charles Tabu, joint par Radio Okapi, Tabu Ley est mort de suite de diabète après avoir été terrassé par un accident cardiovasculaire (AVC) il y a plus de deux ans.

Né à Bandundu-ville, Pascal Tabu Ley commence par chanter à l’église puis dans plusieurs chorales scolaires.

Il rejoint ensuite le ministère de l’Education nationale comme fonctionnaire puis responsable administratif et financier à l’Athénée de la Gombe.

Pascal Tabu Ley entame une carrière musicale en commençant à composer dans les années 1950. En 1956, il chante avec Grand Kalle, un chanteur et chef de groupe, considéré comme le père de la musique congolaise moderne. C’est alors le début d’un succès fulgurant pour celui qui prend le nom de scène de Seigneur Tabuley Rochereau.

Comme son mentor, Rochereau va apporter avec son orchestre l’African fiesta National pas mal d’innovations dans la rumba congolaise. On lui attribue notamment l’adoption de la batterie. Une mode qui entraînera la création de plusieurs orchestres comme les Bella Bella des frères Soki.

 

Très inspiré par la pop musique et le rhythm and blues des années 1960-1970, Rochereau n’hésite pas à se produire sur scène avec des pantalons«patte d’éléphant» et coiffure Afro. Il est le premier chanteur africain à se produire à l’Olympia.

Bien que très bon et grand chanteur solo, le Seigneur Tabuley a réussi quelques duos assez mémorables avec d’autres chanteurs qui l’accompagnaient avec des chansons comme «Permission» et «Rendez-vous chez là bas» avec Mujos, « Souza» et «Maguy» avec Sam Mangwana, «Ki makango mpe libala» et «Gipsy» avec NDombe Pepe.

Suite au recours de l’authenticité, lancé par le président Mobutu Sese Seko, Pascal Tabu devient «Tabu Ley».

Il s’est ensuite exilé aux États-Unis puis en Belgique, d’où il prend parti contre la dictature de Mobutu.

Après la chute du régime, il revient au Congo et se lance dans la vie politique tout en poursuivant ses activités artistiques. Il a été nommé député à l’Assemblée consultative et législative de transition et a exercé en 2005, les fonctions de vice-gouverneur de la ville de Kinshasa.

En 2012, lors de ses 72 ans d’âge, Tabou Ley a été décoré à Kinshasa, par le Chancelier des ordres nationaux, de deux médailles d’or dont une de mérite civique et l’autre des arts, sciences et lettres, en signe de récompense pour ses nombreuses œuvres artistiques qui ont valorisé la culture congolaise à travers le monde.

En 46 ans de carrière, Tabu Ley a composé plus de 3 000 chansons et vendu plusieurs milliers de disques. Quatre de ses fils, Pegguy Tabu, Abel Tabu, Philémon et Youssoupha, ont percé dans le milieu de la musique en tant que chanteur, compositeur.

Il a notamment chanté «Mokolo na kokufa» (Le jour où je mourrai), que nous vous proposons.

Elle débute sa carrière à 17 ans, et quelques années plus tard devient célèbre en se joignant au groupe Afrisa International. Dans les années 1980, elle épouse Tabu Ley Rochereau, pour qui elle chantera pendant quelques années. Ils ont une fille ensemble. En 1987, alors que les relations avec son époux se dégradent, elle sort un album solo Avec Rigo star.

Née en 1959 et a grandi en République démocratique du Congo, M’bilia Bel est ensuite devenue une valeur sure de la musique congolaise au début des années 1980, quand elle a rejoint l’Afrisa International de Tabu Ley Rochereau, et fait ses propres albums solo. La naissance de son premier enfant l’a incitée à prendre une pause de la scène. Cependant, après un dernier album avec Tabu Ley en 1987, elle s’installe à Paris où elle a commencé une carrière en solo accompagnée du guitariste de renommé Rigo Star. Entre 1989 et 1990, elle part en tournée aux États-Unis, le Royaume-Uni et l’Afrique occidentale. Avec une combinaison de beauté, une voix de soprano angélique, et une formidable agilité sur scène, M’bilia Bel a volé les cœurs des amateurs de la musique partout dans le continent africain. Elle était la première femme transcontinentale Diva de l’Afrique. Elle devient la première musicienne de l’Afrique qui pouvait prétendre à une grande popularité partout dans l’ensemble du continent et au-delà. En fait, on pourrait soutenir qu’il n’y a pas eu de musicienne de l’Afrique qui a capturé l’imagination des amateurs de musique à travers le continent, autant que M’bilia Bel l’a fait dans les années quatre-vingt. Même la Sud-africaine Miriam Makeba, connue comme Mama Afrika, et la popularité a atteint le sommet dans les années 1960, n’a pas pu attirer autant des fans comme M’bilia Bel a fait eanss les annees 80.

Elle a commencé sa carrière à l’âge de dix-sept ans en étant danseuse et en interpretant les tubes à succès d’Abeti Masikini et plus tard quelques duos avec Sam Mangwana. Elle a fait sa grande irruption dans la scène de la musique quand elle a finalement rejoint Tabu Ley et son Afrisa International en 1981. Le duo de Tabu Ley et M’bilia Bel fut un succès instantané. La combinaison du génie de composition de Tabu Ley et la voix céleste de Mbilia Bel a donné lieu à un succès sans précedent et à des ventes records de tous les albums du groupe Afrisa International.

Sa première chanson avec Afrisa, publié au début de 1982 était «Mpeve Ya Longo », ce qui signifie Esprit Saint en kikongo.

C’était une chanson émouvante sur la violence conjugale. Dans la chanson, M’bilia a chanté le rôle d’une femme abandonnée par son mari et qui doit élever seule ses enfants. La chanson était très populaire, surtout parmi les femmes au Zaïre.

Avec Eswi Yo Wapi, sortie en 1983, c’est l’effervecense totale. La chanson a remporté le prix de la meilleure chanson de l’année 1983 au Zaïre, et M’bilia Bel a remporté le prix du meilleur nouvel artiste. Elle a continué à figurer sur plusieurs autres chansons cette année, y compris « Lisanga ya Bambanda » de Tabu Ley, «Faux pas» et « Quelle Méchanceté » de Dino Vangu. .

Concerts Afrisa avait maintenant un énorme tirage. M’bilia Bel a toujours été l’attraction principale, et quand elle a fait une apparition, la foule se rendait souvent dans une frénésie. Elle était une artiste de scène talentueux et des foules souvent tourmentés avec sa capacité de danse exceptionnelle quand elle se joindrait les Rocherreautes (danseurs) dans leur routine de danse.

Vers le milieu des années quatre-vingt, Mbilia Bel avait officiellement marié Tabu Ley et était un artiste raffiné et mature. Ses chansons ont continué à dominer la scène. Parmi eux se trouvait «Mobali na ngai wana», qui signifie à peu près «ce mari of Mine ». La chanson a été composée par Tabu Ley et Roger Izeidi et est une adaptation d’une chanson traditionnelle en kikongo. Dans la chanson, M’bilia Bel éloge de son mari comme étant beau et réussi et insiste sur le fait que, même s’il a la possibilité de choisir l’une des belles femmes de Kinshasa, il l’a choisi. D’autres chansons qui flambait les charts pendant cette période comprennent « Balle à terre » et « Bameli soja ».

En 1987, Tabu Ley a recruté un autre artiste féminine pour accompagner M’bilia Bel. Kishila Ngoyi était là de son vrai nom, mais elle était connue sous son nom de scène, Faya Tess. C’est avec cette nouvelle gamme qui Afrisa entrepris une tournée en Afrique de l’Est qui a eu au Kenya, en Tanzanie et au Rwanda, culminant dans l’album Nadina, qui avait versions lingala et en swahili de la chanson-titre. La visite a été bien accueillie par la foule. M’bilia Bel a pris la scène, éclipsant d’autres artistes Afrisa y compris Ndombe Opetum qui étaient revenus de TP OK Jazz. À leur retour à Kinshasa, des rumeurs ont commencé surfaçage sur un désaccord entre Tabu Ley et M’bilia Bel. Apparemment Mbilia Bel n’a pas été trop heureux de l’émergence de Faya Tess, qui semblait prêt à voler son tonnerre. Tous deux nié publiquement avoir de problèmes.

M’bilia Bel a quitté le groupe à la fin de 1987 à se lancer dans une carrière solo. Elle a rejoint brièvement avec un producteur gabonais à Libreville avant de partir pour Paris où elle a rejoint avec le guitariste Rigo Starr Bamundele. Son premier album avec Rigo Starr était intitulé «Phénomène» et fut un énorme succès à Kinshasa comme à l’étranger. Les versions ultérieures telles que Yalowa, Desolé et exploration ont rencontré un succès limité.

Après le départ de M’bilia Bel, la popularité de Afrisa international en tant que groupe a chuté considérablement. Tabu Ley lui-même a semblé perdre l’inspiration pour composer comme en témoigne la réduction substantielle du nombre d’albums sortis. À l’exception de son premier album, Phénomène, la carrière de Mbilia Bel a également pris dans une spirale vers le bas quand elle a quitté Afrisa.

Son travail plus récent a impliqué prenant son style habituel (rumba traditionnelle et soukous) et le mélange dans le rap et d’autres éléments modernes.

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