( 5 juillet, 2011 )

Charlotte Dipanda

Charlotte Dipanda, née en 1985 à Yaoundé, ancienne choriste de grands noms du son africain à Paris, est aujourd’hui en quête d’autonomie et d’affirmation de sa fibre artistique. Avant la sortie de cet album Mispa, elle avait déjà fait un disque (sorti en 2001) avec le guitariste camerounais – décédé depuis – Jeannot Hens, dont elle reprend en hommage, deux titres qu’ils avaient faits ensemble (Ndando et Longue).
La chanteuse camerounaise Charlotte Dipanda est née à Yaoundé, où très tôt elle se découvre une passion pour la musique transmise par sa famille instrumentiste. De son enfance au pays, elle garde les influences de Toto Guillaume et Bebe Manga. La jeune femme nous livre en toute intimité les récits de sa jeunesse, des débuts prometteurs dans les cabarets de Douala, aux rencontres marquantes qui ont jalonné sa carrière. Une artiste sympathique et naturelle à la voix hors du commun.
Les débuts au Cameroun
Charlotte décide très tôt que la musique sera au centre de sa vie et c’est sans hésitation qu’à l’âge de 15 ans elle alterne école le jour et concert au cabaret le soir. « La musique c’est une passion et c’est une petite voix intérieure qui m’a poussé à percer ». Lors de la fête de la musique à Douala en 2000, la capitale économique du Cameroun, elle rencontre plusieurs groupes et notamment des jeunes rappeurs à la recherche d’une chanteuse. Avec eux, elle participe au Concours musique de Douala organisé par les brasseries du Cameroun. Le groupe gagne et lui permet de débuter dans les cabarets de la ville.

S’en suit sa rencontre avec Jeannot Hens, ami des rappeurs, avec qui elle enregistre son premier album. Celui-ci sort en 2001 sobrement appelé Jeannot Hens et Charlotte Dipanda. Le succès est immédiat et la révèle au public camerounais qui depuis ne l’oubliera plus. Pourtant, Charlotte ne se laisse pas griser puisque entre-temps elle a rencontré le chanteur congolais Lokua Kenza qui l’a choisi comme choriste pour participer à ses deux concerts prévus à Yaoundé et à Douala. Forte de cette nouvelle expérience, la chanteuse se laisse convaincre par son nouveau mentor de partir tenter l’aventure en France.
Le défi parisien
L’album tout juste sorti, Charlotte, à peine âgée de 16 ans, s’installe à Paris où elle s’inscrit à l’école de musique. Lokua Kenza la recommande à Papa Wemba, pour qui il réalise et produit l’album, Charlotte devient sa choriste et enregistre même un duo avec lui. Dès lors, Charlotte prend contact avec des gens du milieu. « C’est un vrai apprentissage où je n’ai pas le temps de me poser de question ! » Tout va très vite, tour à tour choriste de Manu Dibango puis de Rokia Traoré, Charlotte Dipanda intègre la Chorale Gospel pour 100 voix, « je suis très croyante et cette chorale de gospel représentait vraiment pour moi quelque chose de magique»
Pourtant Charlotte veut chanter seule et assumer ce qu’elle dit, « même si pendant longtemps accompagner les plus grands était mon seul objectif, à présent je veux défendre mes idées et ne plus me cacher derrière quelqu’un». La famille, l’amour et la vie sont les thèmes de prédilections de son premier album solo Mispa sorti le 25 mai 2009 dans les bacs.
La chanteuse revient également sur son concert à la Cigale le 14 mai 2009 où elle a fait la première partie d’Ana Moura, grande chanteuse portugaise de fado, « c’était extraordinaire, exaltant, Prince était même présent ! ». Charlotte est lucide sur son parcours béni de Dieu comme elle aime à le dire. « J’ai la chance de pouvoir choisir les gens avec qui je veux travailler, je connais leur touche personnelle et je sais que tel musicien m’apportera telle couleur, ça m’est égal qu’il soit connu ou très talentueux, ce qui m’importe c’est le feeling que j’ai avec lui »

Aujourd’hui, même si elle remplit le palais des Congrès de Yaoundé et est considérée comme une véritable star dans son pays, elle garde les pieds sur terre et attend les réactions du public français. Charlotte a soif de connaissances, elle se considère elle-même « comme une chanteuse d’origine camerounaise mais avant tout du monde ». Avec une curiosité culturelle insatiable, elle projette déjà de peut-être partir en Angleterre. Charlotte Dipanda est donc quelqu’un de simple, talentueux et très décidée qui on l’espère va faire beaucoup parler d’elle.
Découverte aux côtés du regretté Jeannot Hen’s, la chanteuse sort un premier album étincelant.
Charlotte Dipanda a du répondant. Et ceux qui l’attendaient au tournant ne sont pas déçus par la qualité de son premier album solo. « Mispa » vient de sortir chez Cano Production, et commence à faire parler. Ce week-end est une autre occasion pour la chanteuse de se faire voir, de s’offrir.
Mispa est un album de 12 titres produit à Paris. Les mélodies sont essentiellement dans un style afro-acoustique. C’est ce style qui me parle le plus, ce n’est pas par convention. Je veux dire que certaines personnes font de la musique parce qu’elles ciblent un certain public. Elles se disent : « Moi je vais faire du ndombolo, parce que c’est la musique qui marche le plus. » La musique que je fais est réellement en phase avec ma personnalité, c’est-à-dire que c’est doux. Je ne dis pas que je vais chanter une chanson qui n’est pas très rythmée, mais je ne peux pas faire tout un album dansant. Dans Mispa, les textes mettent également en évidence les mélodies aux couleurs pop. Les textes sont tour à tour en langues duala, bakaka et en français. On y retrouve parfois des sonorités du makossa, de l’afro-beat
Mais cette sortie est surtout pour l’artiste en pleine promotion, une belle perche. Surtout que clip de « Bwel », titre d’ouverture de l’opus a mis en appétit un tas de mélomanes. Qui ont foncé chercher le CD. Un disque de 12 titres. Douze belles chansons, où dominent les guitares d’Olivier Tsimanga, Christophe Denis, Julien Pestre, Jack Djeyim. Pas moins de cinq guitaristes pour bien asseoir la personnalité de ce premier album. Pour exprimer le style choisi par une Charlotte Dipanda qu’on sait éclectique et polyvalente. Sur ce point, la jeune perle de la musique camerounaise ne s’est pas beaucoup éloignée de sa première expérience de studio avec le regretté Jeannot Hen’s. Avec cependant un supplément de « world ».
« Mispa », c’est donc ça : un agréable cocktail, tendance acoustique. Une poignée de makossa, un zeste d’afrobeat Le tout surplombé par la voix pure de la chanteuse qui surfe sur les langues (douala, bakaka, français) avec la même limpidité dans le timbre. Le lead est l’atout maître de Charlotte Dipanda. Déjà naturellement douée, l’artiste a su mettre à profit son installation en France pour affiner sa technique. Le résultat est plaisant, pour ne pas dire plus. Et l’album s’écoute sans forcer.
Révélée aux débuts des années 2000 aux côtés du guitariste Jeannot Hen’s, Charlotte Dipanda, 24 ans, maîtrise son sujet et confirme la bonne impression laissée auprès du public. Et en hommage à son mentor, la jeune chanteuse reprend « Longuè » et « Ndando », deux des titres qui l’ont fait connaître. Comment parler de cet album sans évoquer les doigts de fée de Guy Nsangue ? Réalisateur de Mispa, le bassiste qu’on ne présente plus, laisse admirer ses talents d’arrangeur, qui au fond, ne surprennent personne.
Dans des sonorités soyeuses et acoustiques, au milieu d’univers qui ne sont pas sans rappeler ceux de Lokua Kanza, l’homme à musique, lui ayant apporté un coup de pouce salutaire, lors de son arrivée en France, la jeune chanteuse interprète en douala, bakaka (sa langue maternelle), bassa et français, des petites histoires, elle chante ses états d’âme, tressés de mélancolie, de la musique et des chansons sur lesquelles on rêve ou bien l’on danse.
Il y est question d’un grand-père qui contait l’histoire de l’arbre de la sagesse, de souvenirs d’enfance, d’amour et d’espoir, de sentiments compliqués, d’embûches, de doutes et de remises en question. Il y est question aussi d’une mamie essentielle, la grand-mère qui l’a élevée et à qui Charlotte Dipanda dédie cet album. Enregistré à Paris, avec l’appui avisé du bassiste compatriote Guy N’Sange à la réalisation artistique, voici Mispa, le premier album sous le nom de Charlotte Dipanda, qui a fait ses classes en chantant Lara Fabian, Céline Dion et Mariah Carey dans des clubs au Cameroun.

Après le décès récent de Charlotte Mbango, grande figure de la chanson camerounaise, une autre Charlotte surgit dans le paysage. A moins de 25 ans, Charlotte Dipanda sort un bel album, Mispa, dédié à sa grand-mère. Elle incarne la relève de la vaste famille d’artistes originaires du Cameroun qui participent à la richesse de la scène afro-parisienne.
Qu’est-ce qui vous a amené à vous installer en France, en 2001 ?

Charlotte Dipanda : La musique ! Je chantais déjà au Cameroun et j’ai eu envie d’élargir un peu les horizons, de sortir de l’univers des cabarets dans lesquels je me produisais. Je souhaitais aussi apprendre, me perfectionner, mais au Cameroun, il n’y a pas d’école de musique. Je me suis inscrite dans une école à Paris (IACP) où j’ai appris le solfège, le piano, un peu de chant. J’avais déjà des antennes à Paris. Et puis, j’avais rencontré Lokua Kanza au Cameroun, quelques mois auparavant. Je pouvais donc lui passer un coup de fil en arrivant.
Avant d’enregistrer Mispa, vous avez travaillé avec de nombreux musiciens. Quelle a été votre première collaboration ?
Un enregistrement avec Papa Wemba. Par le biais de Lokua Kanza qui travaillait sur son album Emotion. Quant à la première scène, je ne sais plus vraiment. Ce dont je me souviens c’est qu’il y a eu notamment un concert avec Lokua.
Etre choriste c’est une bonne école ?
Absolument et je ne suis pas certaine d’arrêter d’accompagner certains artistes. J’ai beaucoup appris derrière les autres. Cette possibilité que l’on a en tant que choriste d’entrer dans l’univers de l’autre, c’est extrêmement enrichissant. Je chante toujours avec Lokua avec qui nous avons un projet mêlant théâtre et chant, Carnet Sud Nord 17, qui a déjà été présenté sur scène. J’ai par le passé collaboré avec, entre autres, Idrissa Diop, Manu Dibango et Rokia Traoré.
Un des titres de l’album, Eyaya, évoque l’enfance. Quel souvenir gardez-vous de ce cette période?
Une certaine insouciance et puis une vie un peu nomade. Des allers-retours entre Yaoundé où je suis née, Douala où vivait ma grand-mère qui m’a élevée (ma mère m’a eu très jeune, mon père, je l’ai à peine connu) et l’ouest du Cameroun, chez un oncle. En fait, j’aurais aimé grandir dans une famille classique, avec un père et une mère. Cela m’a manqué de ne pas avoir de figures maternelle et paternelle auxquelles me raccrocher.
Votre nouvel album s’intitule Mispa, qu’est-ce que cela veut dire ?
En fait, Mispa, c’est le nom de ma grand-mère. Ainsi, pour ce premier album solo, j’ai voulu écrire une lettre posthume à celle qui m’a élevée comme une mère, ma tendre grand-mère Mispa.
Qu’est-ce que cet album a de particulier ?
Il est trop ouvert, mon nouvel album. Quand vous l’écoutez, vous verrez qu’aucun titre ne ressemble à l’autre, parce que j’ai travaillé trois titres avec le guitariste Julien. Comme je voulais une autre couleur à mes chansons, je suis allée voir le bassiste Guy N’sangue avec qui j’ai joué les autres titres. Cette manière de jouer avec plusieurs musiciens relève un peu l’intensité de la richesse de mes mélodies.
Dans cet album, je chante essentiellement l’amour et la joie. En fait, dans mes chansons, j’ai besoin de toucher l’âme de mon auditeur ; j’ai besoin d’interpeller la chose qui est enfouie en cette personne qui écoute ma chanson. C’est mon réseau, ma personnalité. Je ne triche pas. Je ne fais pas une musique conventionnelle. Ma musique est une musique d’écoute, ce n’est pas ce qu’on appelle en général une musique populaire. J’ai des sms à passer et je les passe avec mes douleurs, mes bonheurs.
Où peut-on trouver l’album de Charlotte Dipanda ?
Mon album va être distribué un peu partout dans le monde. Malheureusement, il n’y a pas de structures de distribution au Cameroun. Mais, je me bats pour que les Camerounais ne soient pas complètement lésés par rapport à ce projet. Du moins, c’est le combat que je vais mener avec la production qui trouve que le Cameroun n’est pas du tout un bon marché. Sinon, certaines personnes ont pu avoir mon Cd au cours de mon concert jeudi 9 avril dernier.
Pourquoi avoir attendu 8 ans avant de sortir un album ?
Pour moi, aujourd’hui, c’est le moment, je suis prête, je suis en phase avec ce que j’ai dit dans cet album. Je suis en phase avec l’image de moi que j’ai envie de véhiculer. Je crois surtout que je suis prête. Par rapport à cet album, je n’ai pas le sentiment que c’est trop tard, j’ai plutôt le sentiment que ça y est. J’y suis. C’est le moment. Si je l’avais fait avant, je ne suis pas sûre que ç’aurait été la même chose.
Y a-t-il du Jeannot Henz dans le nouvel album ?
Jeannot Henz a été mon premier parrain, si on peut le dire ainsi, c’est presque l’un de mes pères dans la musique. C’est vrai, aujourd’hui il n’est plus, c’est triste. J’ai choisi de lui rendre un dernier et vibrant hommage dans cet album en reprenant deux des titres qu’il a réalisés avec moi, notamment Ndando et Longue. Peut-être avec d’autres colorations instrumentales, mais c’est avec nostalgie, amour et honneur que j’ai repris ces titres.
Quelles difficultés avez-vous rencontrées dans la réalisation de ce tube ?
Tout d’abord, la recherche des producteurs. Quand j’ai dit que j’étais prête pour cet album, j’ai commencé à enregistrer avec des artistes comme Julien, le guitariste qui m’accompagne. J’ai débuté l’enregistrement il y a de cela deux ans. Quand on allait en tournée, j’avais commencé à écrire mes compositions mais sans savoir ce que j’allais en faire. Il y a eu toute une démarche. Cet album sort aujourd’hui en 2009. Mais c’est depuis 2005 qu’il a été mûri. J’espère que le public camerounais va apprécier ce petit bébé qui est né.

Camerounlink : Charlotte parle nous de tes débuts dans la musique http://ondoua86.unblog.fr/files/2011/07/char.jpg

Charlotte Dipanda : J’ai commencé la musique par les cabarets il y’a maintenant près de 10 ans. A l’époque, j’étais au lycée et je chantaishttp://ondoua86.unblog.fr/files/2011/07/char.jpg au cabaret dans la nuit, je rentrais chez moi aux alentours de 02 heures du matin et à 7h30 j’étais en classe. A un moment donné, je ne pouvais plus tenir, alors j’ai décidé de laisser tomber l’école pour me consacrer à plein temps à la musique. Quelques années après, une collaboration avec le défunt guitariste Jeannot HENS va marquer un tournant décisif dans ma carrière. De passage au Cameroun, Pascal Lokua Kanza me sollicite pour faire les chœurs dans son spectacle. Notre collaboration sera décisive pour la suite de ma carrière car quelques années après, je débarque à Paris, il me prend sous ses ailes et grâce à lui je chante en duo avec Papa Wemba dans son album « Emotion ».

CL : Comment s’est passé ton acclimatation à Paris ?

C.D : La première personne que j’appelle quand je débarque à Paris est Lokua Kanza car il est le seul que je connais là bas. Il va alors me recommander à Papa Wemba qui est en pleine production de son album et le duo que je ferai avec lui sera mon tout premier boulot à Paris. Va alors s’en suivre une série de collaboration avec Manu Dibango, Rokia Traoré ou encore Axelle Red.

CL : Parlant de Lokua kanza, on remarque que vos musiques se rapprochent beaucoup. Est-ce que Charlotte Dipanda, c’est du Lokua au féminin ?

C.D : Non pas du tout. Jeannot Hens a été le précurseur de l’identité musicale de Charlotte Dipanda. Lokua et moi faisons des rythmes qui se rapprochent mais qui ont chacun leur spécificité. D’ailleurs lui chante en Lingala et moi en Douala et Bakaka. Sa musique a une influence de la rumba tandis que la mienne puise on inspiration du pur makossa. C’est vrai que nous faisons tous deux des ballades et de l’acoustique mais ce n’est pas pour autant que nous faisons la même chose.

CL : Quelles sont les thèmes que tu y abordes ?

C.D : Je parle d’amour, de haine, de jalousie, de douleur, du retour aux sources et de la vie en général. Dans « Bwel », le single sorti avant l’album, je parle de l’importance d’avoir ses racines quelque part. J’y relate la relation particulière que j’avais avec mon grand père qui me disait toujours que chaque personne avait une âme qu’elle devait conserver avec jalousie partout où elle allait. Dans « Tobe Ndena » qui est une ballade camerounaise, je raconte l’histoire d’un couple un peu atypique qui ressasse son histoire et chacun dit à l’autre « nous sommes si différents, on ne se comprend pas toujours, on se discute tout le temps et on rencontre des difficultés à tout bout de champ et pourtant je t’aime tant ». « Bassam » quant à lui est une déclaration d’amour faite dans un makossa soft. Le titre « Tutu Ndema » m’a permis de raconter une histoire vraie. Celle de ma grand-mère qui ne s’est jamais remise de la perte d’un de ses enfants au point de devenir l’ombre d’elle même au fils des ans. Dans ce titre, je conseille à ceux qui perdent un être cher de se ressaisir afin de se battre pour ceux qui sont encore là.

CL : Pourquoi avoir choisi « Mispa » ?

C.D : « Mispa » est le nom de ma grand-mère à qui je rends hommage dans ce premier album. C’est une femme forte qui a en même temps été ma mère, mon père, mon oncle. Bref après le départ de ma mère pour les Etats Unis d’Amérique, c’est elle qui m’a pris sous ses aisselles et tout appris. Même si elle n’est plus là pour voir ce que je suis devenue, j’ai décidé de lui rendre hommage et de lui dire Merci pour tout.

CL : Quelle est la suite de la promotion de l’album ?

C.D : Après la sortie officielle qui a lieu ici au Cameroun le 09 avril, une deuxième sortie se fera à Paris le 10 juin et sera l’occasion d’un spectacle que je donnerai à la JAVA à Paris.

C.L: Présente-toi en quelques mots.

C.D : Je suis une jeune camerounaise de 24 ans née à Yaoundé et grandie à l’ouest et à Douala. Je suis maman d’un petit garçon et bientôt mariée.

Charlotte Dipanda : chant et coeur
Julien Petre : Guitare
Guy Nsangue Akwa : Basse et arrangements

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